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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 17:04
Carnet d'été
Carnet d'été

Dernier cours d'aquarelle avec Sophie avant les vacances. Je me suis laissé tenter par la reproduction de la belle couverture du "grand marin " de Catherine Poulain dont je venais de terminer la lecture: j'y retrouve la mer et la montagne.

Pour une aventurière Catherine est une sacré aventurière, j'en conseille la lecture!

Escapade Drômoise avec les peintres montagnards et les chasseurs d'images pour préparer des vidéo pour la prochaine rencontre

Escapade Drômoise avec les peintres montagnards et les chasseurs d'images pour préparer des vidéo pour la prochaine rencontre

Avec les vacances, passage en mode carnet: nous serons 4 (avec Sophie, Marie et Jean François) dans cette ballade organisée autour du pas de Berlhe de la forêt de Saou pour peindre et dessiner la montagne sur le vif en vue de la prochaine rencontre des peintres montagnards...

Mais le pas de Berlhe est aussi mon site fétiche de décollage, aussi je n'ai pas résisté à décoller... de manière complètement virtuellepour cette fois (bien que j'avais effectivement enmené mon parapente...).

Brise thermique dans le jardin de la Batie

Brise thermique dans le jardin de la Batie

Puis ce sera le séjour à la Batie des Vigneaux... tous les aprés midi de beau temps, il s'y lève une brise thermique: nous sommes dans l'axe de la vallée de la Durance.. Je voudrai essayer de la rendre par le dessin.

Le vieux pont au dessus de Dormillouse, nous sommes allés l'y croquer.

Le vieux pont au dessus de Dormillouse, nous sommes allés l'y croquer.

Hervé et Anne nous rejoindront, ce qui sera une nouvelle occasion de dessiner ensemble sur le terrain...

Carnet d'été

Depuis la tête d'Oréac, avec Anne, la Tête de Dormillouse dominant la vallée du Fournel.

4035 m, vue sur le Pic sans Nom et l'Ailefroide

4035 m, vue sur le Pic sans Nom et l'Ailefroide

3 août 2016 ! Une journée extraordinaire qui verra l'accomplissement de mon rêve ultime de parapentiste.

Depuis mes premiers vols dans les années 80 j'ai franchi bien des étapes: l'an dernier j'avais battu mon record de vol de distance (85 points CFD, 120 km environ entre Vercors et Chartreuse ...), il m'arrivait en décollant à 1600m au dessus de chez moi d'atteindre le sommet de la Blanche à 3000m.... J'avais gravi à pied de grandes montagne pour en décoller du sommet (Pelvoux, Ecrins, Ailefroide, Mont Blanc...).

Ici je suis à 4035 m d'altitude, au dessus du sommet du Pelvoux (3943 m). Il y a un peu plus d'une heure, j'ai décollé du site école de Puy Aillaud, et depuis le sommet de la Blanche, j'ai franchi la porte de la haute montagne pour remonter en vol les pentes du versant sud du Pelvoux en survolant les itinéraires que suivent les alpinistes: vallon du Sélé, le refuge Lemercier, la chute du glacier de l'Homme, le glacier de Sialouze et sa bosse, le couloir Coolidge avant d'atteindre le fabuleux glacier sommital...

Le sommet du Pelvoux, vu depuis le Belvédère des 3 refuges

Le sommet du Pelvoux, vu depuis le Belvédère des 3 refuges

Aprés cette journée fabuleuse, repos et contemplation. Avec Anne nous montons au Belvédère des trois refuges, pour profiter de la vue magnifique sur la face du Pevoux que j'ai survolé hier.

et ici le versant nord est du Massif, du Pelvoux aux Ecrins

et ici le versant nord est du Massif, du Pelvoux aux Ecrins

Depuis les lacs de Névachie...

L'ile du levant depuis le domaine du Rayol

L'ile du levant depuis le domaine du Rayol

La fin de l'été est consacrée comme d'habitude à un séjour familial au bord de la Méditerranée.

Carnet d'été

Bien sûr, je n'ai pas perdu cette occasion de dessiner des bateaux..

Carnet d'été

...et je m'essaye à dessiner le magnifique jardin du Domaine du Rayol.

Septembre 2016.

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 16:12
le déco sud de Saint Hil par une magnifique journée de printemps

le déco sud de Saint Hil par une magnifique journée de printemps

Magnifique journée, certes, mais pas pour tout le monde! De belles conditions de vol s'annoncent. Avec Pascal et Dominique nous décollons pour le parcours classique Saint Eynard, Granier. Sur le retour du Saint Eynard, je croise une aile quand la pilote de celle ci en perd le contrôle suite à une grosse fermeture, elle percute la falaise et reste accrochée par la voile, en plein vide. Je me pose au plus vite en vallée pour appeler le 112, l'hélico sera là dans les dix minutes. Au dernières nouvelles: bassin + tibia. Je peux attester qu'elle est miraculée!

Ski de Rando dans Belledonne...

Ski de Rando dans Belledonne...

J'avais caressé l'espoir de pouvoir tenter la transition Chartreuse Belledonne, ce sera donc pour une autre fois....

Deco secteur Casse déserte au dessus de Brunissard avec Michel Picca

Deco secteur Casse déserte au dessus de Brunissard avec Michel Picca

Un déco rando au début de cet hiver ou la neige se fit attendre si longtemps.... L'occasion de raviver quelques souvenirs de l'Aconcagua avec Michel.

Un hommage aux mules de la vallée des Horcones

Un hommage aux mules de la vallée des Horcones

Printemps 2016

Ce printemps fut précédé de la seconde "Rencontre des peintres montagnards en Dauphiné" qui a confirmé son succés. Ci dessous un échantillon de ce que fut ma prestation en tant qu'exposant:

en 2015 j'avis présenté cette vision de l'arête Midi Plan

en 2015 j'avis présenté cette vision de l'arête Midi Plan

Ainsi que cette vue du Mont Blanc de Courmayeur depuis le sommet.

Ainsi que cette vue du Mont Blanc de Courmayeur depuis le sommet.

Mais, avant le sommet, il faut gravir l'arête des bosses d'où l'on découvre le Maudit sur fond d'Aiguille du Midi

Mais, avant le sommet, il faut gravir l'arête des bosses d'où l'on découvre le Maudit sur fond d'Aiguille du Midi

Printemps 2016

Et pour terminer cette vue unique du Mont Blanc et de l'Aiguille du Goûter, telle qu'on peut la voir en ayant décollé du sommet en parapente....(3 septembre 2014).

Si vous venez de lire l'article précédent: "Sur le vif", vous aurez constaté qu'il n'est pas toujours possible de respecter à la lettre les règles éthiques du dessin pur et authentique....

Le hameau des Auberts, au dessus de la plaine de Fressinière...sur le vif cette fois!

Le hameau des Auberts, au dessus de la plaine de Fressinière...sur le vif cette fois!

Ainsi que cette vue de la Pelle depuis les hauteurs de Saillans

Ainsi que cette vue de la Pelle depuis les hauteurs de Saillans

Pour ce croquis réalisé en plein midi à contre jour et par une mauvaise lumière, il m'a fallu reconstituer de mémoire la falaise. Je l'avais parcourue en escalade par "La voie des Parisiens" avec mon compagnon de grimpe de l'époque, Maurice Engel, et survolé maintes fois en parapente, en particulier le jour de la fête du cinquantiéme anniversaire de la première escalade de celle-ci organisée par le club alpin, et j'avais pu serrer la main de son auteur, Robert Paragot, qui s'est également illustré dans la face sud de l'Aconcagua...

Pierre-do Bayart

Avril/mai 2016

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 16:42
Retour de la "Rencontre des peintres de montagne en Dauphiné"

Voilà, c'est fini, la "Rencontre" fut un magnifique moment, tout s'est fort bien passé, et je pense que tout le monde est content: les exposants, le public....

Je retrouve un peu de disponibilité pour alimenter le présent Blog. Bien sûr l'inspiration "Montagne" en ressort renforcée, et je m'attaque à des sujets que jusqu'ici je n'avais pas osé aborder...

Aconcagua: La grande traversée avant la Canaletta

Aconcagua: La grande traversée avant la Canaletta

C'est complètement anachronique, mais les thèmes d'inspiration qui me viennent commencent à être un peu datés: Aconcagua, 2007! Mais j'ai ramené de là bas une telle moisson d'images, que j'ai encore beaucoup de travail devant moi, et je pense depuis cette période avoir fait quelques progrès...

le camp Nido de condores à 5400 m

le camp Nido de condores à 5400 m

Car en terme de dessin et d'aquarelles, il y a désormais un "avant" et un "aprés" la rencontre, tant j'y ai précisément....... rencontré de peintres dessinateurs,aquarellistes tous plus doués les uns que les autres avec qui nous nous sommes liés d'amitiés et qui m'aideront à progresser chacun dans leurs domaines propre d'expertise, en particulier Jean François pour la perspective, Sophie pour l'aquarelle, Vincent pour le dessin sur le vif etc.

vue depuis le camp de Confluencia, étape de la vallée des Horcones à une journée de marche de Plazza de mulas

vue depuis le camp de Confluencia, étape de la vallée des Horcones à une journée de marche de Plazza de mulas

Et bien depuis 2007, cela fait plus de sept ans que je cherche à rendre cet étonnant puzzle géologique, je vais bien finir un jour par y arriver!

Traduire la complexité du relief principalement par le crayon, légèrement aquarellé

Traduire la complexité du relief principalement par le crayon, légèrement aquarellé

Dans les pentes nord des Ecrins

Dans les pentes nord des Ecrins

Nous avions monté nos parapentes, mais les circonstances nous ont fait renoncer..

Le Tacul, lors de l'ascension du Mont Blanc avec le "vol 4807"

Le Tacul, lors de l'ascension du Mont Blanc avec le "vol 4807"

 

Retour dans nos montagnes....

Et c'est Sophie qui me fera progresser en aquarelle, avec par exemple ici un Tacul, dont elle m'a fait le ciel (c'est bien un ciel à la Sophie!) un de mes points de difficulté, ce qui pour un parapentiste est quand même un comble!

Retour de la "Rencontre des peintres de montagne en Dauphiné"

Mais entre les permanences à tenir à la "Rencontre", j'ai quand même quelques moments de disponibilités, il est tombé de la neige à l'Echaillon, et je vais en profiter en relevant le défi de rendre à l'aquarelle les magnifiques condtions que j'y ai trouvées...

Ne jamais manquer de monter au grand Echaillon des que possible aprés chaque grosse chute de neige, c'est chaque fois absolument splendide!

 

La clôture sous la Bergerie de l'Echaillon de JL Barraquand

La clôture sous la Bergerie de l'Echaillon de JL Barraquand

Pour ce qui est de la rencontre des peintres de montagne, vous trouverez ci-dessous un compte rendu:

Pierre do Bayart

13/02/2015

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 17:32
Vols d'Automne
C'est un excellent prétexte qui nous a amenés ici Michel et moi. Je devais rencontrer à Saint Bonnet en Champsaur Alexis Nouailhat pour discuter avec lui de sa participation à la première "Rencontre des peintres de montagne en Dauphiné". L'occasion de gravir au dessus de chez lui le "Vieux Chaillol", le sommet qui marque l'extrémité sud de l'Oisans, et d'en décoller...
Au col de la Pisse, 2750 m, arrive le canal de Mal Cros, construit au siècle dernier, qui détourne les eaux du versant éponyme pour les déverser dans le versant sud.
Vols d'Automne

Tout se passera bien, par cette belle matinée, la pente terminale orientée sud nous offrira un beau déco correctement alimenté, je me poserai au bord du Drac. Ce sera ensuite une rencontre fructueuse avec Alexis.

Vols d'Automne
Entre deux vols montagne, avec Anne nous rendons visite à Digne à cette grande montagnarde que fut Alexandra David Neel, l'occasion de reconnaître les fameux "refuges d'art", et aussi je dois le dire pour moi, de tomber dans le piège des hydropithèques, ou le canular porté au niveau de l'art....
Le village d'Entrages

Le village d'Entrages

Ce sera ensuite le "Rochail" sommet qui est à l'ouest de l'Oisans, ce que le Chaillol est au sud.
D'abord une montée dans les alpages, mais...

D'abord une montée dans les alpages, mais...

...le Rochail, c'est du rocher.... forcément.... J'avais tant de mal à rendre celui-ci à l'aquarelle, mais l'organisation de ma fameuse "rencontre" m'a donné l'occasion de progresser; du moins le le crois...
Un long parcours d'arête..

Un long parcours d'arête..

les rochers certes, qui se perdent dans des nuages...
Vols d'Automne
Longue montée! (1700 m) se terminant par une longue arête rocheuse à ressauts multiples, un sommet pris dans les nuages qui ne serait de toute manière pas décollable, redescente au col du Rochail pour un déco pas vraiment facile, entre les turbulence d'un vent du sud dans un venturi, et les cailloux... Mais c'est parti. Atterrissage au col d'Ornon.
montée au refuge du Pigeonnier le soir sous la bruine dans les couleurs d'automne.

montée au refuge du Pigeonnier le soir sous la bruine dans les couleurs d'automne.

14/15 octobre: ce sera le dernier vol haute montagne: les Rouies. les refuges sont fermés, mais le refuge d'hiver du Pigeonnier est accueillant.
Un décollage qui m'aura donné du fil à retordre!

Un décollage qui m'aura donné du fil à retordre!

Après les évènements climatiques extrêmes que nous avions vécus ce début de semaine, il fallait tout l’optimisme et la détermination de Michel pour se lancer dans cette aventure ! Mardi à 17 h, au départ du chalet du Gioberney au bout du Valgaudemar, il pluvine quand nous attaquons la montée au refuge du Pigeonnier. Nous y arriverons à 19h à la tombée de la nuit, tout juste le temps de repérer le départ pour demain matin. Le refuge est propre et accueillant (refuge d’hiver non gardé), bien qu’un peu frais pour sécher nos vêtements. Nous sommes seuls.
Mercredi, lever 4 h départ 5 h, le ciel est clair, un superbe clair de lune. Michel avait raison ! Assez vite nous trouvons la neige. Au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude, celle-ci se fait de plus en plus épaisse, et il faudra tracer profond pour remonter le couloir sous le plateau sommital (merci Michel !). A 8h 45 nous trouvons l’échappatoire du couloir qui donne accès à celui-ci. Nous remontons vers le col des Rouies qui devrait offrir des possibilités de déco en orientation sud. La pente sommitale, d’orientation nord, n’est à priori pas praticable pour décoller selon la météo annoncée qui promet un régime de sud.
Un peu avant d’arriver au col, à 3250m, nous trouvons une jolie pente avec une légère alimentation, nous décidons de nous y préparer. Le temps de le faire, les conditions (faibles) s’inversent ! Michel s’élance, pas facile avec la neige fraiche, mais après un premier essai, ça part…
C’est mon tour, mais çà ne part pas ! J’essayerai 5 fois, six fois… je ne sais plus . C’est une belle pente orientée plein sud, en neige fraiche pas vraiment favorable à une course d’élan énergique, mais qui ne présente pas de danger en cas d’échec. La brise arrière est dominante (catabatique ?). Chaque échec se paye par une épuisante remontée dans la neige fraîche et par un démêlage de suspentes.
Trouver un autre déco plus haut ? Il faudrait m’aventurer seul sur le glacier, et le temps que j’y arrive, les conditions sud seront probablement installées. Redescendre et trouver un déco au dessus du refuge ? Possible, mais ce serait vraiment trop dommage !…
Je décide d’attendre que les conditions s’inversent, que ce fameux sud annoncé veuille bien se manifester. J’alterne tentatives et pauses d’attente. A l’issue d’une tentative qui devait être la dernière, le brouillard m’enveloppe ! C’est le signe attendu qu’un peu de convection s’installe ! Il faut retenter dés que j’aurai recouvré un peu de visibilité ! Je décolle enfin vers 11h30, prés de deux heures après Michel qui s’est posé au Chalet du Gioberney. Je me poserai à la Chapelle en Valgaudemar après un vol tranquille.
Dans la catégorie des vols que j’aurai réalisé ayant demandé beaucoup d’efforts et de détermination, entre ceux de la montée et du déco, celui-ci pourra prétendre à un rang flatteur !
La montagne est magnifique : couleurs d’automne et éclat de la neige fraiche. Mais la saison des vols haute montagne pour cette année est terminée, place au ski !
Dans les 7 Laux, au dessus de Fonds de France

Dans les 7 Laux, au dessus de Fonds de France

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 17:16

Le vol de l'Aigle, le 3 septembre, jour anniversaire de notre vol du sommet du Mont Blanc l'année précédente, marquera la fin de ce bel bel été...

Le vol de l'Aigle

L'été avait commencé avec le vol de l'anniversaire ds 150 ans de la première ascension de la Barre des Ecrins par Edward Whymper et ses compagnons (voir article précédent), mais il y eu une pause entre deux séjours en montagnes, pause dans la campagne italienne dans la région de Ravennes, l'occasion de dessiner des collines....

Le vol de l'Aigle
comment rendre la complexité de l'intrication des cultures?

comment rendre la complexité de l'intrication des cultures?

Le vol de l'Aigle

Retour en Montagne, et projet d'ascension et de vol depuis le sommet du pic Coolidge, cet américain qui est venu chez nous nous faire découvrir l'alpinisme..

Le vol de l'Aigle

Petit carnet d'aquarelles dans le sac avec le parapente, et du temps au refuge de Temple Ecrins pour en faire deux petites, sous l'oeil vigilant du petit Robin, 5 ans, fils des gardiens du refuge qui me demandera de lui dessiner "son" refuge, et ensuite une soucoupe volante..

Très belle ascension du pic dans une très belle lumière. Las, on s'en doutait un peu, beaucoup trop de vent là haut pour espérer décoller, et à la descente, c'est nous qui porterons nos parapentes, et non l'inverse!

Mais entre temps le projet de "Rencontre des peintres de montagne en Dauphiné" se transforme en réalité, un lieu, une date, et ensuite une succession de rencontres toutes plus intéressantes les une que les autres, la rentrée va être chaude avec cette échéance de fin janvier qu'il va falloir tenir. En attendant il me faut travailler ce thème que je me suis donné, ou plutôt qui s'est imposé à moi...

Prés de chez moi, maintes fois survolé, le roc de Touleau.

Prés de chez moi, maintes fois survolé, le roc de Touleau.

A peine plus loin, décollage de Saint Martin en Vercors, survol de la vallée de la Vernaison, l'occasion de travailler la mosaïque des verts.

A peine plus loin, décollage de Saint Martin en Vercors, survol de la vallée de la Vernaison, l'occasion de travailler la mosaïque des verts.

Contraste trop facile avec la rudesse minérale de la Cordillière des Andes autour de l'Aconcagua

Contraste trop facile avec la rudesse minérale de la Cordillière des Andes autour de l'Aconcagua

Marc m'attends au pied de la "Canaletta" pour un des moments les plus rude de mon existence...

Marc m'attends au pied de la "Canaletta" pour un des moments les plus rude de mon existence...

Le vol de l'Aigle

2 septembre 2014, nous ne sommes plus au pays des condors. Nous avons gagné le nouveau refuge de l'Aigle au pied des arrêtes de la Meije.. J'ai le temps de ressortir mon petit carnet d'aquarelles...

Le vol de l'Aigle

...Et demain nous en décollerons pour réaliser "le vol de l'Aigle"....

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 07:12
Le Vol 4307 2013

Le spectacle du Mont Blanc qui surgit dans toute son ampleur lorsqu’on le découvre en remontant la vallée de l’Arve m’a toujours impressionné : un élan de 4300 m, depuis l’altitude de la plaine de Sallanches : 500m, jusqu’ au sommet, à 4810 m comme chacun sait….

Le Vol 4307 2013

Cette ampleur, c’est une dimension Himalayenne ! Beaucoup des très hautes montagnes du monde sont situées à l’extrémité de hautes vallées, et la dimension de la montagne proprement dite est de l’ordre de 4000 à 5000m. Le sommet de l’Aconcagua, sommet des Amériques, domine de 3500 m la vallée des Horcones, et le Nanga Parbat qui est considéré comme la plus grosse masse rocheuse de la planète domine la vallée du Rupal de 4500m.

Que notre Mont Blanc nous offre prés de chez nous une face d’une telle ampleur mérite d’être salué, et c’est pour le faire que j’ai conçu le projet « Vol 4307 » (clin d’œil à mes amis du club de Saint Gervais qui organisent le « vol 4807 »). Ce projet, nous l’avons totalement réussi ce mois de septembre 2013, Avec Michel, Bruno et Yves du club « Vercors Envol » club voisin et ami de mon club des « Tichodromes »

Ce succès fait suite à deux tentatives qui ne furent que des réussites partielles en 2011 (en solo) et en 2012 sous l’égide du concours « changer d’approche » organisé par Mountain Wilderness, concours que nous avions remporté bien que nous n’ayons pas pu décoller du sommet.

Le projet « Vol 4307 » consiste à gravir intégralement le Mont Blanc en partant à pied du plus bas possible : de la plaine de Sallanches (gare du Fayet 570 m), et à décoller du sommet en parapente.

Dimanche 1er septembre, 13 h, nous partons du Fayet, nous dormirons dans le confortable gite du Prarion, à proximité du col de Voza.

Lundi, nous choisissons pour monter au refuge de Tête Rousse (3167m) d’emprunter l’itinéraire de l’alpage de l’Are, que j’avais emprunté l’an dernier à la descente avec Marc. Le dernier tronçon du TMB, fermé pour travaux les années précédentes a été ré ouvert cette année, et à la gare du nid d’Aigle (terminus provisoire devenu définitif) nous rejoignons la cohorte internationale des alpinistes qui coucheront ce soir soit à Tête Rousse, soit au nouveau refuge du Goûter. Sur le sentier, il faut parfois se frayer un chemin parmi les bouquetins qui ont leurs habitudes dans le désert de Pierre Ronde, qui finalement n’est pas si désert que çà.

Le Vol 4307 2013

Vue de la terrasse de Tête Rousse, l'aiguille du Goûter dont la revêche face ouest devra être gravie demain dans la nuit. Elle est dominée par les deux refuges du Goûter, l'ancien, voué à la démolition rapide, et le nouveau qui fait la "une" de toutes les publications spécialisées en architecture.

La météo confirme : les deux jours qui viennent : mardi et mercredi seront sans doute volables là-haut !

Dur !

Comme il aurait été bon d’entendre que c’était volable mercredi, mais surtout pas mardi, car cela va nous obliger de tenter le sommet dès demain, soit une journée de 1640 m de dénivelé, en oubliant l’étape prévue au nouveau et confortable refuge du Gouter, et les arrhes que nous avons dû verser.

Mardi : p’tit dej à 2h, pour attaquer de nuit l’ascension de l’aiguille du Gouter et la traversée du fameux couloir de la mort, dont le câble d’assurance est devenu inaccessible.. Tout se passe bien, nous avions prévu une pause au refuge du Gouter que nous atteignons à 6h. Tout y est bouclé, mais nous nous sommes allongés dans un couloir ¾ d’heure, pour reprendre quelques forces, avant de repartir. Dès l’arête du Gouter, nous ressentons un fort vent de nord-est… Qu’en penser ? D’après la météo, il devrait plutôt faiblir…. Nous monterons jusque Vallot (4367m) que nous atteindrons à 9 h. Le vent est toujours fort, mais il serait encore temps de monter au sommet où on peut penser qu’il faiblira, en espérant y arriver en état de maîtriser un décollage difficile.

Vue du balcon de l'observatoire Vallot, vers l'aiguille de Bionnassay et les Dômes de Miage

Vue du balcon de l'observatoire Vallot, vers l'aiguille de Bionnassay et les Dômes de Miage

J’appelle météo Chamonix 08 99 71 02 74. Ils annoncent pour aujourd’hui 20 km/h de NE au sommet, et demain beau temps également, mais seulement 15 km/h de NE. La décision est assez facile à prendre (bien qu’il soit toujours difficile de renoncer à une journée potentiellement volable…). Les conditions de décollage seront plus faciles demain, Yves est en train de monter au Gouter car il n’avait pas pu se libérer plus tôt, donc on pourra faire le sommet avec lui, enfin nous avons une réservation dans ce fameux refuge du Gouter flambant neuf qui est sans doute actuellement le plus beau et le plus célèbre refuge du monde. J’avais raté son inauguration l’an dernier pour des questions de mise au point de sa technologie futuriste! Donc redescente jusqu’au refuge ou nous passerons une confortable après-midi dans ce cadre sublime. Nous y retrouvons Yves, ainsi qu’un autre parapentiste solitaire : Alain.

Le Vol 4307 2013

Une autre perspective de l'aiguille du Goûter, comme nous ne l'avons pas vue. Quelques jours après notre passage, un court mais violent épisode de mauvais temps l'avait entièrement platrée de neige fraîche....

Le Vol 4307 2013

Le vieux refuge du Goûter: il faut se dépècher de le dessiner avant qu'il ne soit détruit, j'en aurai le temps cette après midi passée dans le nouveau... L'un des bâtiments sera conservé comme abri de sécurité. La compagnie des Guides de Saint Gervais l'aurait parait il volontiers conservé pour le gérer en direct pour le compte de ses membres.

Le Vol 4307 2013

De là haut cet après midi, j'aurai le temps de dessiner cette montagne que je n'ai pas identifiée..

Le Vol 4307 2013

Le nouveau refuge du Gouter ! Que dire de lui qui n’ait pas déjà été dit ? Quel adjectif flatteur n’at-il pas été utilisé pour le qualifier ? Une prouesse architecturale projetée sur le vide, il aurait toute sa place dans une BD de sciences fiction. Ses lignes épurées rivalisent avec celles de l’aiguille de Bionnassay qui lui est vis-à-vis. Il est la pureté d’un élan au bord de l’abîme. Il offre à cette altitude un confort remarquable, produit des technologies les plus récentes. Mais sa gestion est certainement difficile : complet dans le quart d’heure qui suit l’ouverture des réservations obligatoires par informatiques 30 jours à l’avance, on y parle toutes les langues… Il est soumis aux tentatives de surbooking sauvage au point que le préfet de Haute Savoie a imposé une taxation spécifique de cette pratique.

Moments magiques....

Moments magiques....

Mercredi : p’tit dej à 3h. Départ 4h, Vallot 6h, Sommet 8h. Sublime ! Vent travers droit (dans l’axe de l’aiguille du midi) d’une intensité raisonnable. Michel, Bruno, Yves et Alain se jettent dans leur sellettes, j’aurai juste le temps de les photographier. J’aurai un peu plus de mal à décoller du fait du vent de travers à proximité de l’arête est du sommet. Nous nous poserons tous au bord du lac de la Cavettaz après avoir survolé Sallanches.

Survol de l'aiguille du Goûter et de son refuge, un point de vue unique, non?

Survol de l'aiguille du Goûter et de son refuge, un point de vue unique, non?

Merci à mes compagnons d’aventure qui m’ont permis de réaliser ce rêve et avec qui nous avons formé une excellente équipe, soudée et efficace.

Pierre-Do Bayart

pbayart@orange.fr

Septembre 2013

Les photos:

https://plus.google.com/photos/116526600766010026468/albums/5925791144457305041?banner=pwa&authkey=CKeUyrOTwMH3KQ

Données statistiques:

le sommet sera atteint en un peu moins de 3 jours: 67 h exactement du dimanche 13h au mercredi 8h.

Durée de l'effort:

J1 3h pour 1280 m

J2 5h pour 1514 m

J3 10 h pour 1200 m de montée, pauses au gouter et à Vallot et 600 m de descente

J4 4h pour 1000 m de montée

Dénivellé total: montée 5000m Descente 700 m

Durée du vol 45 minutes.

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 21:53

gare

Samedi 15 septembre, gare SNCF du Fayet, nous nous retrouvons à quatre : deux « jeunes » : Olivier et Thibault (24 et 27 ans), deux « anciens », Marc, bien connu au sein de la FFVL pour son travail concernant le vol libre dans les Parcs nationaux, et moi-même. Cela nous fait une moyenne d’âge de 46 ans…

Avec Thibault et Olivier, nous avions fait pour nous préparer une première course d'entrainement en Oisans à partir du refuge Adèle Planchard:

adeleleversoleil

Depuis Adèle, le soleil se lève sur les Ecrins

 

C’est l’occasion de vous proposer deux « visions » de notre aventure : celle des « jeunes » : https://vimeo.com/49784857 et celle d’un « ancien ».

Le programme ? L’ascension intégrale du Mont Blanc, en partant de la plaine du Fayet, soit 4307 m à gravir à pied, pour décoller du sommet en parapente, d’où le nom du projet « vol 4307 », logo détourné de celui de nos amis du club de Saint Gervais, organisateurs du célèbre « vol 4807 ». Pour cela nous avons prévu quatre jours.

 

Nous avons décidé de réaliser cette aventure dans le cadre du concours « Changer d’approche » organisé par l'association "Moutain Wilderness", l'association qui cherche à préserver la la Montagne de toutes les agression qu'elle peut subir. Le but du jeu est de réaliser une sortie originale réalisée sans utiliser de voiture particulière, uniquement des moyens de transports naturels, ou des transports en commun.

Mtblancgraph

Pour gagner le sommet du Mont Blanc, différents point de départ sont possibles...

Premier « bug » : le train de Thibault et Olivier de ce matin est supprimé ; ils ont dû se rabattre sur le stop, mais ils sont arrivés à l’heure !

Le bistrot « La Pause » en face de la gare (altitude 581 m) nous offrira très aimablement une « consigne » pour optimiser le poids de nos sacs.

Nous attaquons la montée : ce soir nous dormirons au refuge des « Fioux » (1500 m) sous le col de Voza. Il n’y a pas d’itinéraire direct et nous aurons besoin du GPS d’Olivier pour retrouver la jonction entre deux sentiers par une rude bagarre, perdus que nous étions dans des pentes raides et boisées.

La Charme

Pause sous "La Charme", je ne le sais pas encore, mais c'est d'ici que je décollerai aprés demain...

Dimanche temps magnifique, nous montons au refuge de Tête Rousse, (3167 m) par l’itinéraire escarpé  récemment réhabilité des « Rognes ». Assez vite nous trouvons la neige tombée la semaine dernière, et il nous faudra chausser les crampons. Casse-croûte à proximité de la cabane forestière des Rognes, en compagnie d’une maman bouquetin et de son petit.

Ce soir vacation avec Sébastien notre « routeur météo » qui nous confirme les informations météo que nous avons glanées : aujourd’hui fut une superbe journée, mais demain le vent se lève en WNW tournant au WSW, et mardi cela se renforce ! C’est le scénario que nous craignions. En effet notre plan optimal était pour demain de gravir le délicat et dangereux,  mais relativement court, itinéraire qui mène au refuge du Goûter au sommet de l’aiguille de même nom (3850 m), y passer la nuit pour attaquer le sommet mardi. Mais si nous voulons avoir une chance de voler, il nous faut enchaîner les deux étapes prévues dans une seule journée, soit un dénivelé total à gravir de plus de 1600 m !

Nous rencontrons  Guillaume, un parapentiste solitaire mais néanmoins sympathique, qui fait un parcours original : il a décollé ce matin des Dômes de Miage, s’est posé au sommet du Mont Lâchât, à proximité du départ du sentier des Rognes, et il monte demain au Mont Blanc. Je retrouve aussi Éric, guide et  moniteur de parapente, 8e de l’Air Tour 2012.

miage

Dôme de Miage, Eric se dirige vers le déco... c'était en 2004..

Lundi, réveil à 1 h 10, pour attaquer dans la nuit l’escalade de l’Aiguille du Goûter avec la traversée du « couloir de la mort », célèbre par ses chutes de pierres meurtrières. Heureusement les chutes de neige récentes ont stabilisé la situation, mais cet été pendant la canicule, la traversée de ce couloir fut tout simplement interdite par arrêté municipal. Puis escalade de l’éperon équipé de câbles métalliques pour ses passages délicats. Arrivée sans encombres au « vieux » refuge, dont l’activité est prolongée tant que le nouveau refuge, construction ultra moderne mettant en œuvre toutes les ressources de la « technologie écologique », tarde à ouvrir (nous avons failli en être les premiers « clients » si des difficultés techniques n’avaient pas retardé son ouverture à 2013).

Le terrain devient facile, montée au Dôme, lever du soleil, mais le vent est déjà bien établi. Traversée sur le refuge Vallot, où nous croisons Guillaume qui revient du sommet : il nous confirme que ça ne décolle pas, il redescend pour essayer de s’envoler du Dôme.

MtBlanc

Depuis le Dôme su goûter: lever de soleil sur le sommet.

Nous attaquons la fameuse arête des Bosses qui mène au sommet : encore 400 m ! Mais pour moi  c’est dur, vraiment très dur ! Première bosse, la grande, puis la seconde. Je n’arrive plus à avancer. Plus de forces, la volonté seule… J’attaque le ressaut qui suit, il y en a encore un plus important après puis c’est l’arête terminale. Mais c’est trop, je dépasse mes limites. Je ne veux pas m’exposer davantage, je sais ce qu’il en coûte d’aller trop loin. Je propose à Marc de faire demi-tour. Si nous voulons avoir une chance de décoller, il nous faut garder quelques forces. Marc accepte, nous expliquons à Thibault  et Olivier qu’ils sont tout près du sommet, nous sommes à 4600 m, c’est leur premier Mont Blanc, c’est leur tour d’y aller ! Nous nous séparons en nous souhaitant bonne chance.

La descente est facile. Nous pensons déplier à l’amorce de la descente du Dôme, mais le vent est vraiment fort. Je pense qu’il faut descendre, là où j’avais décollé l’an dernier. Nous trouvons un premier emplacement, mais en fait nous sommes passés sous le vent. Un espoir de décollage est vite déçu : vent travers, voiles qui glissent sur la neige. Plus bas peut-être ? Là c’est carrément vent arrière. Plus bas encore ? Nous voyons passer au-dessus de nous les voiles de Thibault et Olivier : après avoir atteint le sommet ils ont trouvé l’endroit pour décoller du Dôme. Pas facile mais ils y sont arrivés. Pour eux l’aventure se termine cet après-midi. Magnifiquement !

Avec Marc, nous avions une réservation au refuge du Goûter, nous allons l’utiliser ! Demain est un autre jour. Si nous ne décollons pas demain matin, à nous la descente intégrale du Mont Blanc à pied !

Longue nuit réparatrice, lever à 7 h. Nous remontons voir comment se présentent les choses, mais le vent est maintenant bien établi, sud. Décollage interdit.

Il ne reste plus qu’à descendre ! Calmement, bien encordés. La traversée en sens inverse du « couloir de la mort » nous met à l’abri du danger, puis c’est la longue descente en style randonnée qui commence.

Nous descendons le désert de Pierre ronde. Je réprime un sanglot d’émotion. Emotion de bonheur d’abord : rentrer d’une belle aventure pour retrouver les siens, c’est pour moi une des formes du bonheur. Mais comment ressentir ce bonheur avec le souvenir si présent de la disparition de Claude qui en a été privé? C’est aussi le bonheur de savoir que Thibault  et Olivier ont réussi, mêlé à la déception du vol que nous n’avons pas pu faire, tout se mélange…

La descente sur Bionnassay est absolument magnifique. J’ai survolé cette vallée déjà deux fois, mais vraiment il faut aussi la parcourir  « par en bas ». Cette envolée de glace vers le ciel, ces alpages qui s’insinuent entre les glaces, cette plongée vers la forêt. J’avais oublié. Mon dernier passage ici date de 1966, l’année de mon premier Mont Blanc, dont le sommet était recouvert par les débris du Boeing 707 Kangenjunga de Air-India qui s’y était écrasé l’hiver précédent. Cet été 2012, en bas du glacier des Bossons, il a été retrouvé un sac de courrier qui était dans l’avion, il a pu être remis aux autorités qui feront parvenir celui-ci à leurs destinataires, avec 42 ans de retard !

bionssay2

L'envolée de glace de l'aiguille de Bionnassay.

J’avais oublié la beauté du site, et je n’ai pas à regretter d’avoir l’occasion de le parcourir cette fois-ci.

Il nous reste à traverser sur Bellevue où nous prendrons le TMB (Tramway du Mont Blanc) qui nous redescendra au Fayet. Il est 15 h, il me vient une idée ! Il existe des « décos » classiques dans le secteur de Prarion, pourquoi ne pas conclure notre périple par un vol qui nous ramènera direct au Fayet ?

Je propose l’idée à Marc, mais finalement il préfère « assurer » son retour ; il est vrai que nous marchons depuis huit heures sans avoir fait une seule pause. Par contre il accepte de me délester d’une partie de mon matériel de montagne dont je n’ai plus besoin pour me faciliter la recherche d’un décollage. Double  coup de chance, la jeune femme qui vend les billets de TMB sait répondre à ma question « Où se trouve le plus proche site de décollage parapente? ». C’est le site de « Charmes ». Avec un nom comme celui-là, pas question d’hésiter ! Mais il faut me presser car la pluie menace. Il y a quand même 220 m à gravir en fin de journée, mais je suis motivé. Ce site est magnifique, sain et bien orienté. Je décolle, un peu de pluie se met à tomber, mais ne compromet pas mon vol ; je me pose à l’atterro officiel dit « Batistock ».

Heureux.

carte

Rejoindre la gare, à pied bien entendu, récupérer les affaires au bistro (très sympa) de « La Pause », en face de la gare. Marc était passé une demi-heure plus tôt, et avait sauté dans un train pour Aix-en-Provence. Avaler une bière, puis retour par le train.

Quelle réussite au niveau de l’équipe que nous avons créée, complètement hétéroclite au départ en terme d’expérience et de génération! Nous nous sommes retrouvés d’accord sur les choix, l’esprit, les enjeux. Les jeunes ont pris en charge quelques kilos de matériel aux « vieux », qui eux ont pu transmettre des petits bouts d’expérience. Sur cet aspect une réussite totale, un vrai bonheur.

 Grand merci à tous.

 

Post Scriptum: notre périple au Mont Blanc remportera le premier prix dans la catégorie parpente du concours "Changer d'approche" 2012 organisé par "Moutain Wilderness"

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 15:22

Cloué au sol pour encore quelques semaines, je me laisse aller à rêver...

ptearcas

 

Christian au décollage, Pointe des Arcas, 3800m (Dôme du Monétier) juillet 2011. Le ciel se charge, il ne faut pas tarder à décoller.

quatre pas 

4 pas dans la neige...

Décollage du pic du Rif en direction  du lac de l'Eychauda. Ceux qui connaissent savent que de la haut on ne voit pas le lac....mais l'aquarelliste est libre!

A gauche, on peut décoller également versant Monétier si le vent est de secteur NW.

décotacul2010

Et l'année précédente au Mont Blanc, nous avons trouvé un décollage en sud au Mont Blanc du tacul, ce vol nous offrira un splendide survol de la vallée Blanche.

ecrins

 

Traversée de la Brèche des écrins, aprés avoir décollé du Dôme...

Pelvouxnord

Tobogan de Glace

Le sommet du Pelvoux offre un magnifique décollage en orientation sud, dans l'axe du glacier des Violettes, une pente de neige trés sécurisante sur ce magnifique diamant de glace serti entre les pointes Puisieux (à droite) et Armand (à gauche). J'y suis monté 4 fois avec mon parapente, (et prés d'une dizaine de fois en alpinisme par différentes voies...). J'ai décollé trois fois, mais jamais encore de ce tranquille décollage sud!

Ce jour de septembre 2010 coïncidait avec le rassemblement des paralpinistes du CAF, animé par Eric B. Celui-ci nous a accompagné, et nous a indiqué qu'il était possible de décoller en Nord, décollage trés engagé dans l'axe du tobogan de glace qui plonge entre les deux sommets principaux du Pelvoux.

Avec Sebastien nous avons attendu au sommet de la pointe Puisieux que les vent du Nord s'atténue pour permettre un décollage serein dans cette pente qui ne l'était pas....

J'avais fermement l'intention d'y remonter ce mois de juin 2012 pour survoler le glacier des Violettes, il n'y aurait pas eu ce foutu cailloux qui a roulé sous mon pied au col de l'Arc!....

Merci à toi Sebastien pour cet "emprunt virtuel" de ta voile, mais surtout pour m'avoir accompagné à la montée.

 

planaiguille2

Le déco du plan de l'aiguille: un accés facile pour un des paysages les plus somptueux!

Un hommage à Angelo Abratte (1900/1985), gendarme de montagne (membre du PGHM: la boucle est bouclée!) et peintre de celles ci, citoyen d'honneur de Sallanche. J'ai eu la surprise ce Noel 2011 de m'en faire offrir un tableau, cette même perspective du Mont Blanc, mais d'un peu plus loin en direction du Montenvers, avec en premier plan l'aiguille du midi dont on ne voit ici que les contreforts.

miages

Décollage du Dôme des Miages, c'était avec ma bonne "Kenya"

 

 

Pierre Do Bayart le 28 juin 2012...

Mise à jour le 4 juillet...

Mise à jour du 6 juillet

Mise à jour du 10 juillet, dans une semaine je suis libéré de mon platre!

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 20:50

   envolgouter

    En vol au dessus de l'aiguille du goûter.

Le projet :

Le Mont Blanc domine de 4300m la plaine de Sallanches. C’est une situation assez exceptionnelle : souvent les très grandes montagnes (7000 m 8000 m….) sont entourées de massifs secondaires ou sont situées à l’extrémité de hautes vallées, ce qui fait que l’ampleur des dénivelés dépasse rarement 4000 m. Ce qui est considéré comme la plus grande masse rocheuse de la planète, le Nanga Parbat (8125m)  au Pakistan ne domine la vallée du Rupal « que » de 4500 m !

Que notre Mont Blanc nous offre à portée de main une ampleur de dénivelé de dimension himalayenne mérite donc d’être salué, et comment le faire autrement que de gravir le sommet intégralement sans utiliser aucun moyen mécanique en partant à pied depuis le bas, et puis de décoller du sommet en parapente ?

J’ai donc proposé ce projet à tous mes amis parapentistes/alpinistes : partir du Fayet (gare SNCF, 570 m d’altitude) et se donner le temps nécessaire pour monter au sommet avec l’espoir d’y trouver des conditions favorables (vent faible de préférence de secteur nord) pour décoller en parapente. Ce projet a soulevé de l’intérêt d’une petite quinzaine de mes amis. Malheureusement, aucun n’a pu se libérer….

 

  tmb

 

 Le petit train des nuages...

Il est pourtant bien sympatique ce petit train qui hisse jusque dans les nuages les cohortes d'alpinistes partis à l'assaut du sommet. Pourtant je le négligerai pour le plaisir de vivre intégralement l'ampleur de la montagne. Il est ici à la gare du col du Mont Lachat, terminus actuel durant les travaux sur le tronçon qui monte au nid d'aigle.

 

teterousse

 

 Repos au refuge de tête Rousse avant d'attaquer la délicate ascencion de l'aiguille du goûter.

 

 

nuagesdepuistr

 

Ce soir, la mer de nuage se forme, j'espère que le soleil de demain matin la dissipera rapidement, sinon le risque est de ne pas pouvoir décoller faute de visibilité...

 

aigbionnassay

Coucher de soleil sur l'aiguille de Bionnassay.

 

Bionnassay 

De puis le déco, l'aiguille de Bionassay

 

simon

 

Pause de Simon juste avant la sortie du couloir Coolidge au Pelvoux.

 

J'étais seul au Mont Blanc, Simon devait n'accompagner. Mais pour un problème de réservation de refuge, il nous a fallu décaler la date de départ à une date non compatible avec son emploi du temps. Nous nous sommes consolés en faisant ensemble avec Christian l'ascencion du  Pelvoux (3946 m), montée par la voie classique de couloir Coolidge, et décollage du plateau sommital, et atterrissage au bout de mon jardin à la Batie des Vigneaux. Ce fut la dernière et magnifique course de préparation au projet "vol 4307".

 

 

Diaporama : https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=116526600766010026468&target=ALBUM&id=5652876552458973857&authkey=Gv1sRgCKncjvbu7ojItAE&invite=CN2OvrEN&feat=email

 

du 13 au 15 septembre 2011

Pierre-Do Bayart

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 17:40

cherko ri

Dawa Sherpa et Dorji Sharpa m'ont accompagnés au sommet du Cherko ri et m'ont permis de la déguster....

Préambule.

La déesse Indoue Durga, épouse de Shiva, est dotée de cinq paires de bras (neuf selon certaines sources). Je pense, lors de notre voyage au Népal avoir découvert la cause de cette anomalie morphologique.

 Certes, celle-ci a fort à faire dans la mesure où  elle est responsable de la préservation de l’ordre moral et de la justice dans la création.

 Mais je pense que la  raison principale est qu’elle est certainement la patronne des dessinateurs et aquarellistes qui s’aventurent dans ces contrées. Dans ce pays d’immenses et merveilleuses montagnes, les paysages, les  scènes de la vie rurale, les costumes de chaque ethnie rencontrées, lacs et torrents, maisons traditionnelles ou temples bouddhiques, chortens et monastères, cascades glaciaires ou vols de pigeons, l’énergie des porteurs et le sourire des gamins constituent d’innombrables sujets de dessins dont le nombre et la variété  risquent de décourager le dessinateur le plus entreprenant. Neuf paires de bras ne seraient donc pas de trop….

Prétendre faire un « carnet de voyage » dans un tel pays est donc un défi que je relève avec naïveté et inconscience, mais, je n’ai qu’une seule paire de bras (et encore, plus tout à fait complète !).

durga2

 Nous sommes venus ici pour voir les « grandes montagnes ». Elles sont omniprésentes. Mais elles se défendent bien ! Pour les approcher, il faut traverser les massifs secondaires et remonter d’immenses vallées. Cela commence par une mauvaise route, qui se dégrade rapidement, avant qu’elle ne devienne exécrable. Puis c’est une piste défoncée qui empire. Celle-ci contourne des versants escarpés souvent emportés par des glissements de terrains au milieu desquels quelques pelles mécaniques tentent de restaurer tant bien que mal des passages improbables entre blocs de pierres et coulées de boues. On est vraiment content de pouvoir arriver à destination (ce qui n’est pas donné à tous les voyageurs !)

nepal-cerise-sur-le-gateau 3117 

Sur ces routes, les chauffeurs se font la course, et ici comme en ville, chaque centimètre à prendre sur les autres véhicules est conquis et conservé avec acharnement…

Chaque fois que les pentes s’adoucissent quelque peu, c’est un paysage de terrasse et de culture qui se développe, la montagne est partout habitée.

Nous ferons étape à Syaphrubesi  (1400 m) au fond de la vallée de la Trisuli Besi avant d’attaquer le trek.

Celui-ci commence par la traversée d’une grande passerelle métallique, jetée sur la Trisuli Besi. C’est impressionnant, bien que moins pittoresque que les passerelles de liane ou de branchages dont nous avions vu les photos sur les récits d’approches des premiers himalayistes, ou dans « Tintin au Tibet », car nous sommes ici dans le Langtang, qui fut le décor qui inspira Hergé.

Langtangmontagnesfev2011

Il nous faudra deux jours pour nous dégager des gorges et des immenses forêts dans des versants très redressés. Au début, c’est une jungle d’altitude difficilement pénétrable. Nous croisons des groupes de gamins qui dévalent les sentiers en escaliers avec leurs cartables : c’est la fin des vacances qu’ils ont passés chez leurs parents dans les villages d’altitude, et ils retournent dans leurs écoles de la vallée où ils sont pensionnaires.

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Les sommets que nous pourrions entrevoir du fond de ces étroites vallées sont pris dans les nuages.

Derrière les bancs de brumes, accrochées aux  falaises parfois surplombantes on peut parfois découvrir,  suspendues comme de grandes draperies orangées les immenses ruches que viennent ici construire les abeilles de l’Himalaya (apis Cerana : abeilles sauvages, plus grosses que nos « apis mellifera »).

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Ce soir nous ferons étape à « Evening View & Moonlight » à Rimche 2400 m. (Hot shower, s’il vous plait !)

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La dimension des arbres et la puissance des torrents sont  à la mesure de l’ampleur du relief. C’est l’étage des Rhododendrons qui sont ici de véritables arbres.  Il nous faudra une seconde journée de marche pour que le relief se dégage enfin.

riverside2

« River side », au détour d’un méandre, c’est l’éblouissement : derrière les versants boisés, jaillissent les sommets du Langtang tout caparaçonné de glace étincelante dans la lumière du matin.

langtang

Langtang, 3400 m. Nous y passerons 4 nuits. Village d’altitude habitée par l’ethnie Tamangs qui vit de l’élevage de Yak (et aussi un peu de celui des trekkeurs) qui transhument ici entre deux moussons (les yaks, mais aussi les trekkeurs !). On y fabrique aussi un excellent fromage de yak selon une méthode amenée ici par un fromager Suisse.

Puis c’est la montée à Kangching Gumpa, 3800 m, extrémité de la partie habitée de la vallée, et porte de la haute montagne.

monasterekangching

Kangching Gumpa est dominée par le « Cherko Ri », sommet débonnaire de 4985 m à 5033 m (selon les cartes) qui a décidément une allure bien sympathique pour un parapentiste. C’est aussi un pèlerinage Tibétain : son sommet est occupé par une forêt de mats de prières dont les drapeaux claquant au vent seront autant de manches à air …

kyanjingumba

Oui, car je ne l’ai pas encore précisé, j’ai une petite voile de haute montagne ultra légère, équipée d’une sellette « string », le tout faisant à peine 3 kg. Tellement légère qu’on peut facilement l’oublier au fond d’un sac. Je ne souhaitais pas imposer à mes compagnons de voyage les contraintes d’un parapentiste en recherche d’un beau vol, seulement voilà, il y a des opportunités qui s’offrent à vous spontanément et qu’il n’est pas interdit de saisir.

gamins

Demain matin donc, pourquoi ne pas monter pour tenter un décollage du sommet ? Et puis aussi, aux abords du village, une jolie pente permet de sortir la voile  et de faire quelques petits décollages de remise en jambe, tout en faisant l’attraction pour les gamins du village.

gamins2

Evidemment, je n’ai aucun repère météo. Cela n’est pas gagné d’avance : on peut voir fumer les crêtes à 7000 m d’altitude : il souffle là-haut un fort courant d’Ouest. Nous apprenons par un trekkeur sérieusement atteint d’une crise de MAM (mal aigu des montagnes : œdème cérébral et/ou pulmonaire) en attente d’une évacuation urgente, que les hélicoptères ne décollent pas de Katmandu du fait de la couverture nuageuse.

Mais il y a des « fondamentaux » : la brise de vallée se lève en fin de matinée, et elle peut devenir vite violente. Par conséquent il faut viser un décollage matinal.

cuisine

Soirée conviviale dans la cuisine du Lodge : ce soir je suis le seul client. Les plats sont cuisinés sur le foyer traditionnel qui brule de la bouse de yak séchée selon un process que nous avons pu découvrir tout au long du chemin. Lever à 4h 30 du matin, départ 5h. La nuit est magnifique, c’est un jour de pleine lune, et les glaciers étincellent. Très vite l’Est s’éclaircit, et les sommets s’allument les uns après les autres en commençant par les plus hauts.  C’est un bon sentier qui mène au sommet.

yaks

Nous traversons des alpages où somnolent des troupeaux de yaks, contournons une volée de pigeons qui au sol attendent le lever du jour pour décoller. Avec Dawa et Dorchi qui m’accompagnent, nous nous étions donnés 3 h pour gravir les 1200 m de 3800 à 5000 m. Le timing est respecté, il est 8 h quand nous atteignons le sommet couronné d’une petite forêt de mats de prières, et d’un entrelacs de drapeaux qui à cette heure matinale s’agitent à peine dans les petits airs de ce matin calme. Le décollage s’annonce bien. Comme nous sommes sur le fil de la frontière avec le Tibet « chinois »,  c’est vraiment une très bonne nouvelle, car si jamais les conditions ne permettaient pas de décoller, le retour serait : A pied … .. ….. !

montagneslangtang

Le paysage est magnifique, versant tibétain, on devine un immense plateau couvert d’herbage ras qui s’étend à l’infini dans des couleurs automnales. De grands glaciers dévalent des crêtes et se répandent entre des éperons rocheux. Des arêtes de glace sont suspendues en plein ciel et tombent en draperies de glace….

Mais le destin du parapentiste n’est pas dans la contemplation, il est dans la recherche d’un décollage ! Les drapeaux de prières qu’on pouvait voir hier soir à la jumelle s’agiter furieusement dans la brise ont transmis la mienne : avoir ce matin des conditions calmes pour un décollage serein. Je suis exaucé presqu’au-delà de ma demande. Sur l’arête plein sud qui descend du sommet, la faible brise hésite entre les orientations SE et SW. Je me laisse un peu de temps pour voir laquelle l’emportera. Finalement j’opte pour le versant SW, où je trouve un bel espace de décollage à 30 m sous le sommet.

 vol

Je décollerai vers 9 h pour un vol tranquille en direction du village de Langtang. Conditions très calme, je ne rencontrerai la brise de vallée qu’en toute fin de vol, elle ne me gênera pas. Posé à 3400 m d’altitude dans les pâturages ou paissent paisiblement chevaux et yaks.

cheval2 

 Attention, à cette altitude ça va vite, très vite ! J’avais bien anticipé un bel espace libre de tout épineux, car là-haut la végétation peut être très agressive pour les voiles.

 

Un villageois m’accueille et j’irai prendre le thé chez lui, avant de rejoindre mes compagnons de route par une aimable ballade. Ceux-ci terminaient leur petit déjeuner et m’attendaient sereinement : ils avaient pu voir mon aile en vol alors que j’étais à près de dix km !

Ce sera ensuite la redescente dans la vallée, deux jours où nous retrouverons d’abord les forêts, puis les cultures en terrasse et les villages.

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Nous assistons au spectacle du travail des champs : récolte à la faucille et battage en utilisant les brises de vallées, séchage des grains sur de grandes dalles, réparation et entretien des terrasses. Spectacle serein et champêtre dont le pittoresque ne peut pas faire oublier la rudesse des conditions de vie là-haut.

paysannes

Fin de l’épisode « La cerise sur le gâteau »

Prochain épisode (en projet) : « Le gâteau sous la cerise ».

Pierre-Do Bayart

Décembre 2010/janvier 2011.

 

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