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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 21:53

gare

Samedi 15 septembre, gare SNCF du Fayet, nous nous retrouvons à quatre : deux « jeunes » : Olivier et Thibault (24 et 27 ans), deux « anciens », Marc, bien connu au sein de la FFVL pour son travail concernant le vol libre dans les Parcs nationaux, et moi-même. Cela nous fait une moyenne d’âge de 46 ans…

Avec Thibault et Olivier, nous avions fait pour nous préparer une première course d'entrainement en Oisans à partir du refuge Adèle Planchard:

adeleleversoleil

Depuis Adèle, le soleil se lève sur les Ecrins

 

C’est l’occasion de vous proposer deux « visions » de notre aventure : celle des « jeunes » : https://vimeo.com/49784857 et celle d’un « ancien ».

Le programme ? L’ascension intégrale du Mont Blanc, en partant de la plaine du Fayet, soit 4307 m à gravir à pied, pour décoller du sommet en parapente, d’où le nom du projet « vol 4307 », logo détourné de celui de nos amis du club de Saint Gervais, organisateurs du célèbre « vol 4807 ». Pour cela nous avons prévu quatre jours.

 

Nous avons décidé de réaliser cette aventure dans le cadre du concours « Changer d’approche » organisé par l'association "Moutain Wilderness", l'association qui cherche à préserver la la Montagne de toutes les agression qu'elle peut subir. Le but du jeu est de réaliser une sortie originale réalisée sans utiliser de voiture particulière, uniquement des moyens de transports naturels, ou des transports en commun.

Mtblancgraph

Pour gagner le sommet du Mont Blanc, différents point de départ sont possibles...

Premier « bug » : le train de Thibault et Olivier de ce matin est supprimé ; ils ont dû se rabattre sur le stop, mais ils sont arrivés à l’heure !

Le bistrot « La Pause » en face de la gare (altitude 581 m) nous offrira très aimablement une « consigne » pour optimiser le poids de nos sacs.

Nous attaquons la montée : ce soir nous dormirons au refuge des « Fioux » (1500 m) sous le col de Voza. Il n’y a pas d’itinéraire direct et nous aurons besoin du GPS d’Olivier pour retrouver la jonction entre deux sentiers par une rude bagarre, perdus que nous étions dans des pentes raides et boisées.

La Charme

Pause sous "La Charme", je ne le sais pas encore, mais c'est d'ici que je décollerai aprés demain...

Dimanche temps magnifique, nous montons au refuge de Tête Rousse, (3167 m) par l’itinéraire escarpé  récemment réhabilité des « Rognes ». Assez vite nous trouvons la neige tombée la semaine dernière, et il nous faudra chausser les crampons. Casse-croûte à proximité de la cabane forestière des Rognes, en compagnie d’une maman bouquetin et de son petit.

Ce soir vacation avec Sébastien notre « routeur météo » qui nous confirme les informations météo que nous avons glanées : aujourd’hui fut une superbe journée, mais demain le vent se lève en WNW tournant au WSW, et mardi cela se renforce ! C’est le scénario que nous craignions. En effet notre plan optimal était pour demain de gravir le délicat et dangereux,  mais relativement court, itinéraire qui mène au refuge du Goûter au sommet de l’aiguille de même nom (3850 m), y passer la nuit pour attaquer le sommet mardi. Mais si nous voulons avoir une chance de voler, il nous faut enchaîner les deux étapes prévues dans une seule journée, soit un dénivelé total à gravir de plus de 1600 m !

Nous rencontrons  Guillaume, un parapentiste solitaire mais néanmoins sympathique, qui fait un parcours original : il a décollé ce matin des Dômes de Miage, s’est posé au sommet du Mont Lâchât, à proximité du départ du sentier des Rognes, et il monte demain au Mont Blanc. Je retrouve aussi Éric, guide et  moniteur de parapente, 8e de l’Air Tour 2012.

miage

Dôme de Miage, Eric se dirige vers le déco... c'était en 2004..

Lundi, réveil à 1 h 10, pour attaquer dans la nuit l’escalade de l’Aiguille du Goûter avec la traversée du « couloir de la mort », célèbre par ses chutes de pierres meurtrières. Heureusement les chutes de neige récentes ont stabilisé la situation, mais cet été pendant la canicule, la traversée de ce couloir fut tout simplement interdite par arrêté municipal. Puis escalade de l’éperon équipé de câbles métalliques pour ses passages délicats. Arrivée sans encombres au « vieux » refuge, dont l’activité est prolongée tant que le nouveau refuge, construction ultra moderne mettant en œuvre toutes les ressources de la « technologie écologique », tarde à ouvrir (nous avons failli en être les premiers « clients » si des difficultés techniques n’avaient pas retardé son ouverture à 2013).

Le terrain devient facile, montée au Dôme, lever du soleil, mais le vent est déjà bien établi. Traversée sur le refuge Vallot, où nous croisons Guillaume qui revient du sommet : il nous confirme que ça ne décolle pas, il redescend pour essayer de s’envoler du Dôme.

MtBlanc

Depuis le Dôme su goûter: lever de soleil sur le sommet.

Nous attaquons la fameuse arête des Bosses qui mène au sommet : encore 400 m ! Mais pour moi  c’est dur, vraiment très dur ! Première bosse, la grande, puis la seconde. Je n’arrive plus à avancer. Plus de forces, la volonté seule… J’attaque le ressaut qui suit, il y en a encore un plus important après puis c’est l’arête terminale. Mais c’est trop, je dépasse mes limites. Je ne veux pas m’exposer davantage, je sais ce qu’il en coûte d’aller trop loin. Je propose à Marc de faire demi-tour. Si nous voulons avoir une chance de décoller, il nous faut garder quelques forces. Marc accepte, nous expliquons à Thibault  et Olivier qu’ils sont tout près du sommet, nous sommes à 4600 m, c’est leur premier Mont Blanc, c’est leur tour d’y aller ! Nous nous séparons en nous souhaitant bonne chance.

La descente est facile. Nous pensons déplier à l’amorce de la descente du Dôme, mais le vent est vraiment fort. Je pense qu’il faut descendre, là où j’avais décollé l’an dernier. Nous trouvons un premier emplacement, mais en fait nous sommes passés sous le vent. Un espoir de décollage est vite déçu : vent travers, voiles qui glissent sur la neige. Plus bas peut-être ? Là c’est carrément vent arrière. Plus bas encore ? Nous voyons passer au-dessus de nous les voiles de Thibault et Olivier : après avoir atteint le sommet ils ont trouvé l’endroit pour décoller du Dôme. Pas facile mais ils y sont arrivés. Pour eux l’aventure se termine cet après-midi. Magnifiquement !

Avec Marc, nous avions une réservation au refuge du Goûter, nous allons l’utiliser ! Demain est un autre jour. Si nous ne décollons pas demain matin, à nous la descente intégrale du Mont Blanc à pied !

Longue nuit réparatrice, lever à 7 h. Nous remontons voir comment se présentent les choses, mais le vent est maintenant bien établi, sud. Décollage interdit.

Il ne reste plus qu’à descendre ! Calmement, bien encordés. La traversée en sens inverse du « couloir de la mort » nous met à l’abri du danger, puis c’est la longue descente en style randonnée qui commence.

Nous descendons le désert de Pierre ronde. Je réprime un sanglot d’émotion. Emotion de bonheur d’abord : rentrer d’une belle aventure pour retrouver les siens, c’est pour moi une des formes du bonheur. Mais comment ressentir ce bonheur avec le souvenir si présent de la disparition de Claude qui en a été privé? C’est aussi le bonheur de savoir que Thibault  et Olivier ont réussi, mêlé à la déception du vol que nous n’avons pas pu faire, tout se mélange…

La descente sur Bionnassay est absolument magnifique. J’ai survolé cette vallée déjà deux fois, mais vraiment il faut aussi la parcourir  « par en bas ». Cette envolée de glace vers le ciel, ces alpages qui s’insinuent entre les glaces, cette plongée vers la forêt. J’avais oublié. Mon dernier passage ici date de 1966, l’année de mon premier Mont Blanc, dont le sommet était recouvert par les débris du Boeing 707 Kangenjunga de Air-India qui s’y était écrasé l’hiver précédent. Cet été 2012, en bas du glacier des Bossons, il a été retrouvé un sac de courrier qui était dans l’avion, il a pu être remis aux autorités qui feront parvenir celui-ci à leurs destinataires, avec 42 ans de retard !

bionssay2

L'envolée de glace de l'aiguille de Bionnassay.

J’avais oublié la beauté du site, et je n’ai pas à regretter d’avoir l’occasion de le parcourir cette fois-ci.

Il nous reste à traverser sur Bellevue où nous prendrons le TMB (Tramway du Mont Blanc) qui nous redescendra au Fayet. Il est 15 h, il me vient une idée ! Il existe des « décos » classiques dans le secteur de Prarion, pourquoi ne pas conclure notre périple par un vol qui nous ramènera direct au Fayet ?

Je propose l’idée à Marc, mais finalement il préfère « assurer » son retour ; il est vrai que nous marchons depuis huit heures sans avoir fait une seule pause. Par contre il accepte de me délester d’une partie de mon matériel de montagne dont je n’ai plus besoin pour me faciliter la recherche d’un décollage. Double  coup de chance, la jeune femme qui vend les billets de TMB sait répondre à ma question « Où se trouve le plus proche site de décollage parapente? ». C’est le site de « Charmes ». Avec un nom comme celui-là, pas question d’hésiter ! Mais il faut me presser car la pluie menace. Il y a quand même 220 m à gravir en fin de journée, mais je suis motivé. Ce site est magnifique, sain et bien orienté. Je décolle, un peu de pluie se met à tomber, mais ne compromet pas mon vol ; je me pose à l’atterro officiel dit « Batistock ».

Heureux.

carte

Rejoindre la gare, à pied bien entendu, récupérer les affaires au bistro (très sympa) de « La Pause », en face de la gare. Marc était passé une demi-heure plus tôt, et avait sauté dans un train pour Aix-en-Provence. Avaler une bière, puis retour par le train.

Quelle réussite au niveau de l’équipe que nous avons créée, complètement hétéroclite au départ en terme d’expérience et de génération! Nous nous sommes retrouvés d’accord sur les choix, l’esprit, les enjeux. Les jeunes ont pris en charge quelques kilos de matériel aux « vieux », qui eux ont pu transmettre des petits bouts d’expérience. Sur cet aspect une réussite totale, un vrai bonheur.

 Grand merci à tous.

 

Post Scriptum: notre périple au Mont Blanc remportera le premier prix dans la catégorie parpente du concours "Changer d'approche" 2012 organisé par "Moutain Wilderness"

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 15:22

Cloué au sol pour encore quelques semaines, je me laisse aller à rêver...

ptearcas

 

Christian au décollage, Pointe des Arcas, 3800m (Dôme du Monétier) juillet 2011. Le ciel se charge, il ne faut pas tarder à décoller.

quatre pas 

4 pas dans la neige...

Décollage du pic du Rif en direction  du lac de l'Eychauda. Ceux qui connaissent savent que de la haut on ne voit pas le lac....mais l'aquarelliste est libre!

A gauche, on peut décoller également versant Monétier si le vent est de secteur NW.

décotacul2010

Et l'année précédente au Mont Blanc, nous avons trouvé un décollage en sud au Mont Blanc du tacul, ce vol nous offrira un splendide survol de la vallée Blanche.

ecrins

 

Traversée de la Brèche des écrins, aprés avoir décollé du Dôme...

Pelvouxnord

Tobogan de Glace

Le sommet du Pelvoux offre un magnifique décollage en orientation sud, dans l'axe du glacier des Violettes, une pente de neige trés sécurisante sur ce magnifique diamant de glace serti entre les pointes Puisieux (à droite) et Armand (à gauche). J'y suis monté 4 fois avec mon parapente, (et prés d'une dizaine de fois en alpinisme par différentes voies...). J'ai décollé trois fois, mais jamais encore de ce tranquille décollage sud!

Ce jour de septembre 2010 coïncidait avec le rassemblement des paralpinistes du CAF, animé par Eric B. Celui-ci nous a accompagné, et nous a indiqué qu'il était possible de décoller en Nord, décollage trés engagé dans l'axe du tobogan de glace qui plonge entre les deux sommets principaux du Pelvoux.

Avec Sebastien nous avons attendu au sommet de la pointe Puisieux que les vent du Nord s'atténue pour permettre un décollage serein dans cette pente qui ne l'était pas....

J'avais fermement l'intention d'y remonter ce mois de juin 2012 pour survoler le glacier des Violettes, il n'y aurait pas eu ce foutu cailloux qui a roulé sous mon pied au col de l'Arc!....

Merci à toi Sebastien pour cet "emprunt virtuel" de ta voile, mais surtout pour m'avoir accompagné à la montée.

 

planaiguille2

Le déco du plan de l'aiguille: un accés facile pour un des paysages les plus somptueux!

Un hommage à Angelo Abratte (1900/1985), gendarme de montagne (membre du PGHM: la boucle est bouclée!) et peintre de celles ci, citoyen d'honneur de Sallanche. J'ai eu la surprise ce Noel 2011 de m'en faire offrir un tableau, cette même perspective du Mont Blanc, mais d'un peu plus loin en direction du Montenvers, avec en premier plan l'aiguille du midi dont on ne voit ici que les contreforts.

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Décollage du Dôme des Miages, c'était avec ma bonne "Kenya"

 

 

Pierre Do Bayart le 28 juin 2012...

Mise à jour le 4 juillet...

Mise à jour du 6 juillet

Mise à jour du 10 juillet, dans une semaine je suis libéré de mon platre!

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 17:47


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Il fallait bien que ce soit un « Philippe » qui me fasse découvrir le spectacle d’une fantasia, c’était dans l’arrière-pays de Cherchell, quelque part du côté des sources qui alimentent son fameux aqueduc.

 

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Galopades et gesticulations guerrières, l’occasion d’admirer en pleine action les magnifiques pur-sang arabes. Un style de monte un peu plus libéré que celui de l’équitation française classique dont j’étais un produit.

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J’ai même bien failli y participer, car il m’a été proposé d’enfourcher un cheval. En me rendant sur le départ, une des rênes de celui-ci a cassé. Ne pouvant plus contrôler le cheval (pour autant qu’on puisse contrôler un cheval dans ce type d’exercice), je n’ai pas pris le départ. Finalement bien m’en a pris, car peu après, un des chevaux est tombé, s’est cassé un membre, et il a fallu l’abattre ! Dans cette foule paysanne,  nous aurions sans doute été en position inconfortable et peut être accusés d’avoir attiré un mauvais sort.

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Selon mes souvenirs, c'était à l'occasion d'une "fête maraboutique"

 

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Une mule et trois chevaux avec leurs cavaliers : la rusticité versus l’élégance et la classe.

 

La mule : Un caractère parfois revêche, et un physique tellement moins flatteur que celui des pur-sang, mais quelle robustesse et quelle efficacité ! C’est aussi Philippe qui m’a donné l’occasion de découvrir leurs qualités lors d’une mémorable expédition dans les Némenchas aux confins du Sahara, à proximité de la frontière Tunisienne, à la recherche des vestiges d’amoncellement de coquilles d’escargot, signe indubitable d’une présence humaine préhistorique.

 

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Sur ce coup là, il était prévu un cheval pour chacun de nous, plus une mule pour le portage du matériel et du ravitaillement. Mais comme il a manqué un cheval....

Celle là, c'est elle qui décidait de l'endroit du bivouac. Quand le soir elle était trop fatiguée, elle se couchait sur place, impossible de la faire se relever, pas d'autre solution que d'établir le campement.

 

Depuis cette époque j’ai développé une relation particulière avec cet animal qui m’a ramené des pentes de l’Aconcagua.

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De retour des Aurés avec Rose-Anne et Marc, nous avons rencontré un groupe de cavalier se rendant à une fête, ils ont bien voulu nous donner un spectacle.

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et un dernier:

 

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Le 22/06/2012, encore 24 jours d'immobilité!

Mise à jour le 26/06/2012

Mise à jour du 13/07/2012, encore 3 jours, et je suis libéré!

 

 

 

CHEVAUX ET FANTASIA
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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 16:25

En descendant sous le sentier du balcon du Vercors à proximité du col de l'Arc pour gagner une zone plus propice à un décollage, une pierre a roulé sous mon pied, j'ai entendu "clac"....

Mes amis m'ont aidé à rejoindre le col de l'Arc d'où j'ai appelé le 112. L'hélicoptère m'a déposé à l'hopital sud de Grenoble: diagnostic: fracture du péronné à hauteur de la malléole, 45 jours de plâtre....

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Le reportage complet: http://www.youtube.com/watch?v=IUnYv5njdhQ&feature=youtu.be

      vautour

Il faut me faire à l'idée, pendant quelques semaines, de ne plus partager les thermiques avec les vautours qui se sont si bien installés sur les falaises du rebord sud du Vercors, et avec qui nous cohabitons pacifiquement..

C'est l'occasion de me recentrer sur le dessin et l'aquarelle, mais l'inspiration sera certainement plus hétéroclite que d'habitude...

Pour commencer, j'avais ce fier cavalier: Eugène de Savoie, dessiné à partir de sa statue en Bronze sous le château Royal de Budapest:

eugenedesavoie 

et aussi la version noir et Blanc...

 

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Les chevaux: mes premiers compagnons d'aventure,

deuxchevaux

PSA

 

galop

 

 

Revenons à nos montagnes:

doigtdedieu

Le doigt de Dieu, (Pic central de la Meïje)

maindeDieu

... et la main de celui-ci!

automnepetitchalet

Automne au petit Chalet...

Montagnes, chevaux, mais aussi les bateaux...

Anachronisme

Vu qu'il s'agit de l'Arthémise (1765), dessinée d'aprés une maquette du musée de la Marine, cette aquarelle pourrait aussi s'appeler "Anachronisme"...

Stjeandeluz

Ici, c'est le port de Saint Jean de Luz.

 

Je cherche dautres sources d'inspirations:

Esperanza

Espéranza Spalding, la violoncelliste préférée de Barack et Michelle.

***

Un hommage à la Drôme et à ses paysages, qui le méritent bien:

saou

Le chateau d'Eurre, à l'orée de la forêt de Saou...

isa

Bon anniversaire Isa!

 

heloy 

Celui-ci se passait ici...

mangrove

Rien à voir avec la Mangrove Bengalaise!..

***

D'habitude je ne publie que de véritables "créations", je fais une seconde petite exception:

femme blonde

Je me suis inspiré de la magnifique "femme blonde" de Alfred Marquet...

 

Mais je vais conclure cet ensemble hétéroclite car j'ai trouvé le théme de ce qui sera la prochaine publication: chevaux et fantasia, Sahara Algérien Avril 1970.

Demain, j'aurai accompli le tiers de ma "pénitence", Il me restera  30 jours d'immobilisation....

helico2

Pdo 17/06/2012

le 08/06/2012

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 21:13

 

WT1

 

 

J’ai découvert il y a peu de temps cet extraordinaire voyageur que fut Wilfrid Thesiger (1910-2003). Il m’a littéralement « emmené en voyage » à la lecture de ses livres « Le désert des déserts » et « Les Arabes des marais » (collection « terres humaine »). Une écriture magnifique pour des aventures hallucinantes dans les déserts d’Ethiopie, du Yémen et de l’Arabie Saoudite, et en Irak. Ses photos (en noir et blanc) sont superbes, et furent pour moi  source d’inspiration.

Ci dessus: "Les arabes des marais" vivaient dans d'immenses marécages formés par la réunion du Tigre et de l'Euphrate dans le sud de l'Irak, circulant en bateau (ici: vallée du Gharraf, récolte du blé et de l'orge) et vivant dans des huttes construites parfois sur de fausses iles flottantes en roseaux. Wilfrid Thesiger a pu observer leur civilisation millénaire juste avant qu'elle soit démantelée par la répression organisée par Saddam Hussein, et par la guerre Iran-Irak.

 

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Etonnantes et superbes constructions en roseaux: ces "mudhif", maison des hôtes à la voute en berceaux contruites au ras de l'eau...

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Aujourd'hui, sans doute une réception importante....

 

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Des barques magnifiques....

 

taradaWT

 Ici, une "Tarada": un canot de cheikh: 12m de long. 

 

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et ici un canot traditionnel dans une utilisation plus modeste: le retour du marché.

 

wTBateliers

 

 Halage prés de Majjar al kabir...

 

Mais le premier "voyage" que je fis avec Wilfrid Thesiger, c'est dans les "Désert des déserts". Des aventures comme seuls les Anglais peuvent les entreprendre, dans un pays ou on ne se sépare se son fusil à aucun prix, même en dormant!

 

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  et pour terminer: Wilfrid Thesiger, lors de sa seconde traversée du "désert des désert"...

 

wilfrid Thesiger

 

 

 

Pierre-Do Bayart

novembre 2011  

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 20:50

   envolgouter

    En vol au dessus de l'aiguille du goûter.

Le projet :

Le Mont Blanc domine de 4300m la plaine de Sallanches. C’est une situation assez exceptionnelle : souvent les très grandes montagnes (7000 m 8000 m….) sont entourées de massifs secondaires ou sont situées à l’extrémité de hautes vallées, ce qui fait que l’ampleur des dénivelés dépasse rarement 4000 m. Ce qui est considéré comme la plus grande masse rocheuse de la planète, le Nanga Parbat (8125m)  au Pakistan ne domine la vallée du Rupal « que » de 4500 m !

Que notre Mont Blanc nous offre à portée de main une ampleur de dénivelé de dimension himalayenne mérite donc d’être salué, et comment le faire autrement que de gravir le sommet intégralement sans utiliser aucun moyen mécanique en partant à pied depuis le bas, et puis de décoller du sommet en parapente ?

J’ai donc proposé ce projet à tous mes amis parapentistes/alpinistes : partir du Fayet (gare SNCF, 570 m d’altitude) et se donner le temps nécessaire pour monter au sommet avec l’espoir d’y trouver des conditions favorables (vent faible de préférence de secteur nord) pour décoller en parapente. Ce projet a soulevé de l’intérêt d’une petite quinzaine de mes amis. Malheureusement, aucun n’a pu se libérer….

 

  tmb

 

 Le petit train des nuages...

Il est pourtant bien sympatique ce petit train qui hisse jusque dans les nuages les cohortes d'alpinistes partis à l'assaut du sommet. Pourtant je le négligerai pour le plaisir de vivre intégralement l'ampleur de la montagne. Il est ici à la gare du col du Mont Lachat, terminus actuel durant les travaux sur le tronçon qui monte au nid d'aigle.

 

teterousse

 

 Repos au refuge de tête Rousse avant d'attaquer la délicate ascencion de l'aiguille du goûter.

 

 

nuagesdepuistr

 

Ce soir, la mer de nuage se forme, j'espère que le soleil de demain matin la dissipera rapidement, sinon le risque est de ne pas pouvoir décoller faute de visibilité...

 

aigbionnassay

Coucher de soleil sur l'aiguille de Bionnassay.

 

Bionnassay 

De puis le déco, l'aiguille de Bionassay

 

simon

 

Pause de Simon juste avant la sortie du couloir Coolidge au Pelvoux.

 

J'étais seul au Mont Blanc, Simon devait n'accompagner. Mais pour un problème de réservation de refuge, il nous a fallu décaler la date de départ à une date non compatible avec son emploi du temps. Nous nous sommes consolés en faisant ensemble avec Christian l'ascencion du  Pelvoux (3946 m), montée par la voie classique de couloir Coolidge, et décollage du plateau sommital, et atterrissage au bout de mon jardin à la Batie des Vigneaux. Ce fut la dernière et magnifique course de préparation au projet "vol 4307".

 

 

Diaporama : https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=116526600766010026468&target=ALBUM&id=5652876552458973857&authkey=Gv1sRgCKncjvbu7ojItAE&invite=CN2OvrEN&feat=email

 

du 13 au 15 septembre 2011

Pierre-Do Bayart

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 12:31

pagaie

Népal 2010, seconde partie

 

Le passeur nous a déposés, Anne, Yvonne, Jean-Marc et moi de l’autre côté du lac de Pokhara, et retourne chercher sur la rive « mercantile » de celui-ci d’autres clients qui voudront comme nous gravir la colline du « sanctuaire de la paix », d’où nous aurons la meilleure vue sur la chaine des Annapurna.

 « Annapurna premier 8000 ». Avant 1950, jamais la main de l’homme n’avait mis le pied sur aucun des  14 sommets de la planète dépassant 8000m pouvait affirmer le maire de Champignac.

Le 3 juin 1950, les Français (Cocorico !) Maurice Herzog et Louis Lachenal parvinrent au sommet principal (8091 m) dans de très rudes conditions. En fait de mains et de pieds, cette victoire fût très chèrement payée, car les deux summiters y laissèrent nombre de leurs phalanges et de leurs orteils. 

Les Français ont beaucoup pavoisé  à cette première obtenue dans des conditions difficiles. C’était une époque où le pays avait besoin de sujets d’enthousiasme et de fierté. Il faut savoir quand même que dans les années 1920, les anglais (Irving, Mallory…) avaient atteint des altitudes de plus de 8400 m sur les pentes de l’Everest, mais ils n’avaient pas atteint le sommet, et n’étaient pas tous redescendus….

Nous verrons aussi le Dhaulagiri, (8167 m), et le Machhapuchhare, le « Cervin » Népalais, leur montagne sacrée.

groupebarques

Après l’ivresse et le vertige des cimes, le chaos des glaciers, la fureur des torrents, il est agréable de s’abandonner au charme des eaux languides de ce lac de moyenne montagne.

Si le trek est à juste raison l’objectif principal d’un voyage au Népal, Il y a là-bas  beaucoup d’autres choses à voir, et les touristes s’y pressent nombreux, venant de toutes les parties du monde.

touristesthai

Ici ce sont des «Touristes » Thaïlandais en visite dans le vieux Patan, cité royale à proximité de Katmandu (probablement officient-ils en tant que moines bouddhistes quand ils ne sont pas en vacances).

palaispatan

Le palais Royal de Patan.

L’orange vif est ici une couleur dominante, c’est l’orange des œillets ou des roses d’indes, partout vendues en colliers, en bouquets ou  en offrande à proximité des temples, ornant fenêtres et balcons et toujours fraîchement renouvelées.

L’architecture est magnifique : mélange harmonieux de briques et de bois, celui-ci  très ouvragé. Boiseries et charpentes sont toujours remarquablement travaillées.

babar 

Babar au pays du Kâma-Sûtra…

Dans la culture locale, les artistes ont une inspiration très libérée. Ici dans ce petit temple à l’entrée de l’esplanade de Bhaktapur, l’artiste a surpris Babar et Céleste….

Dès la sortie de la ville, la vallée où court la rivière Bagmati est aménagée en rizières. La récolte vient de se terminer, et c’est aux femmes qu’il appartient de battre le riz. Pour permettre cette opération, de grandes aires sont aménagées sur chaque espace disponible.

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Le battage se fait au gré du vent :

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S’il y a un peu de brise, celle-ci emportera le son, et le grain pourra être récupéré ; s’il n’y en a pas, il faut s’y mettre à deux : celle qui verse le grain, et celle qui d’un geste ample et régulier fera un courant d’air en  agitant, tel un éventail, un large plateau de vannerie.

deuxenfants

Les enfants semblent ici jouir d’une très grande liberté.

repos

II faudrait revenir et passer beaucoup de temps pour comprendre et ensuite peindre et dessiner les temples, les palais, les maisons traditionnelles….. Nous ignorons tout de l’histoire et de la culture de ce pays. S’entremêlent ici Hindouisme et Bouddhisme (Bouddha, avant d’être le « sage » était un prince Népalais).              

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 Nous sommes  entre l’Inde et la Chine, les deux zones les plus peuplées de la planète, les populations se croisent, font du commerce, se font la guerre, ou échangent leurs  prophètes. Les vallées isolées sont autant de refuges pour les minorités ou pour les ethnies en difficulté. Il faudrait savoir lire et décrypter tout cela dans l’architecture, l’organisation des villes, les vêtements, les modes de vie ou dans les paysages, et le retranscrire dans les dessins.

centrepokara

 

La créativité des artistes  locaux  peut s’exprimer par des couleurs acidulées dans ce quartier populaire de Pokhara,

maisonlegoreduite 

Ou par ces formes tarabiscotées des maisons en « Lego » de cette banlieue « bourgeoise » de Katmandu….

Pokhara est un « spot » de parapente de renommée mondiale, pour pouvoir y voler en étant « en règle » avec les autorités, il faut se faire enregistrer auprès de l’aviation civile, l’occasion de dessiner quelques avions.

avions

Vu l’état calamiteux des routes (quand elles existent !), c’est un moyen de transport difficile à éviter, malgré une grande irrégularité des vols dans ce pays de montagne et de météo capricieuse…..

Quand les avions sont cloués au sol par le mauvais temps ou l’absence de visibilité,  Il faut s’armer de patience.  

  attente 1       attente2

Beaucoup d’écoles de parapentes se sont installée ici et offrent toutes les formes de prestations : baptêmes de l’air en biplace, initiation, simulation d’incidents de vols (au-dessus du lac, avec un bateau de récupération prêt à démarrer au cas où…) et une spécialité locale : le VCR : vol en compagnie de rapaces, ces derniers, apprivoisés, sont dressés à aider à trouver les ascendances !

rapace

Les rives du lac de Pokhara sont le soir le lieu de promenade de la ville, les pécheurs rentrent avec leurs prises du jour : il y a ici une station de recherche et d’élevage en pisciculture.

reparationbarque

Avec les nombreuses barques mises à la disposition des touristes, cela fait de l’activité pour le petit chantier naval.

barque

                                                                             

 

 

 

 

 

 

  Pierre-Do Bayart

  novembre 2010/février 2011.                                                    

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 17:40

cherko ri

Dawa Sherpa et Dorji Sharpa m'ont accompagnés au sommet du Cherko ri et m'ont permis de la déguster....

Préambule.

La déesse Indoue Durga, épouse de Shiva, est dotée de cinq paires de bras (neuf selon certaines sources). Je pense, lors de notre voyage au Népal avoir découvert la cause de cette anomalie morphologique.

 Certes, celle-ci a fort à faire dans la mesure où  elle est responsable de la préservation de l’ordre moral et de la justice dans la création.

 Mais je pense que la  raison principale est qu’elle est certainement la patronne des dessinateurs et aquarellistes qui s’aventurent dans ces contrées. Dans ce pays d’immenses et merveilleuses montagnes, les paysages, les  scènes de la vie rurale, les costumes de chaque ethnie rencontrées, lacs et torrents, maisons traditionnelles ou temples bouddhiques, chortens et monastères, cascades glaciaires ou vols de pigeons, l’énergie des porteurs et le sourire des gamins constituent d’innombrables sujets de dessins dont le nombre et la variété  risquent de décourager le dessinateur le plus entreprenant. Neuf paires de bras ne seraient donc pas de trop….

Prétendre faire un « carnet de voyage » dans un tel pays est donc un défi que je relève avec naïveté et inconscience, mais, je n’ai qu’une seule paire de bras (et encore, plus tout à fait complète !).

durga2

 Nous sommes venus ici pour voir les « grandes montagnes ». Elles sont omniprésentes. Mais elles se défendent bien ! Pour les approcher, il faut traverser les massifs secondaires et remonter d’immenses vallées. Cela commence par une mauvaise route, qui se dégrade rapidement, avant qu’elle ne devienne exécrable. Puis c’est une piste défoncée qui empire. Celle-ci contourne des versants escarpés souvent emportés par des glissements de terrains au milieu desquels quelques pelles mécaniques tentent de restaurer tant bien que mal des passages improbables entre blocs de pierres et coulées de boues. On est vraiment content de pouvoir arriver à destination (ce qui n’est pas donné à tous les voyageurs !)

nepal-cerise-sur-le-gateau 3117 

Sur ces routes, les chauffeurs se font la course, et ici comme en ville, chaque centimètre à prendre sur les autres véhicules est conquis et conservé avec acharnement…

Chaque fois que les pentes s’adoucissent quelque peu, c’est un paysage de terrasse et de culture qui se développe, la montagne est partout habitée.

Nous ferons étape à Syaphrubesi  (1400 m) au fond de la vallée de la Trisuli Besi avant d’attaquer le trek.

Celui-ci commence par la traversée d’une grande passerelle métallique, jetée sur la Trisuli Besi. C’est impressionnant, bien que moins pittoresque que les passerelles de liane ou de branchages dont nous avions vu les photos sur les récits d’approches des premiers himalayistes, ou dans « Tintin au Tibet », car nous sommes ici dans le Langtang, qui fut le décor qui inspira Hergé.

Langtangmontagnesfev2011

Il nous faudra deux jours pour nous dégager des gorges et des immenses forêts dans des versants très redressés. Au début, c’est une jungle d’altitude difficilement pénétrable. Nous croisons des groupes de gamins qui dévalent les sentiers en escaliers avec leurs cartables : c’est la fin des vacances qu’ils ont passés chez leurs parents dans les villages d’altitude, et ils retournent dans leurs écoles de la vallée où ils sont pensionnaires.

moonlight1

Les sommets que nous pourrions entrevoir du fond de ces étroites vallées sont pris dans les nuages.

Derrière les bancs de brumes, accrochées aux  falaises parfois surplombantes on peut parfois découvrir,  suspendues comme de grandes draperies orangées les immenses ruches que viennent ici construire les abeilles de l’Himalaya (apis Cerana : abeilles sauvages, plus grosses que nos « apis mellifera »).

moonlight2

Ce soir nous ferons étape à « Evening View & Moonlight » à Rimche 2400 m. (Hot shower, s’il vous plait !)

tchai 

La dimension des arbres et la puissance des torrents sont  à la mesure de l’ampleur du relief. C’est l’étage des Rhododendrons qui sont ici de véritables arbres.  Il nous faudra une seconde journée de marche pour que le relief se dégage enfin.

riverside2

« River side », au détour d’un méandre, c’est l’éblouissement : derrière les versants boisés, jaillissent les sommets du Langtang tout caparaçonné de glace étincelante dans la lumière du matin.

langtang

Langtang, 3400 m. Nous y passerons 4 nuits. Village d’altitude habitée par l’ethnie Tamangs qui vit de l’élevage de Yak (et aussi un peu de celui des trekkeurs) qui transhument ici entre deux moussons (les yaks, mais aussi les trekkeurs !). On y fabrique aussi un excellent fromage de yak selon une méthode amenée ici par un fromager Suisse.

Puis c’est la montée à Kangching Gumpa, 3800 m, extrémité de la partie habitée de la vallée, et porte de la haute montagne.

monasterekangching

Kangching Gumpa est dominée par le « Cherko Ri », sommet débonnaire de 4985 m à 5033 m (selon les cartes) qui a décidément une allure bien sympathique pour un parapentiste. C’est aussi un pèlerinage Tibétain : son sommet est occupé par une forêt de mats de prières dont les drapeaux claquant au vent seront autant de manches à air …

kyanjingumba

Oui, car je ne l’ai pas encore précisé, j’ai une petite voile de haute montagne ultra légère, équipée d’une sellette « string », le tout faisant à peine 3 kg. Tellement légère qu’on peut facilement l’oublier au fond d’un sac. Je ne souhaitais pas imposer à mes compagnons de voyage les contraintes d’un parapentiste en recherche d’un beau vol, seulement voilà, il y a des opportunités qui s’offrent à vous spontanément et qu’il n’est pas interdit de saisir.

gamins

Demain matin donc, pourquoi ne pas monter pour tenter un décollage du sommet ? Et puis aussi, aux abords du village, une jolie pente permet de sortir la voile  et de faire quelques petits décollages de remise en jambe, tout en faisant l’attraction pour les gamins du village.

gamins2

Evidemment, je n’ai aucun repère météo. Cela n’est pas gagné d’avance : on peut voir fumer les crêtes à 7000 m d’altitude : il souffle là-haut un fort courant d’Ouest. Nous apprenons par un trekkeur sérieusement atteint d’une crise de MAM (mal aigu des montagnes : œdème cérébral et/ou pulmonaire) en attente d’une évacuation urgente, que les hélicoptères ne décollent pas de Katmandu du fait de la couverture nuageuse.

Mais il y a des « fondamentaux » : la brise de vallée se lève en fin de matinée, et elle peut devenir vite violente. Par conséquent il faut viser un décollage matinal.

cuisine

Soirée conviviale dans la cuisine du Lodge : ce soir je suis le seul client. Les plats sont cuisinés sur le foyer traditionnel qui brule de la bouse de yak séchée selon un process que nous avons pu découvrir tout au long du chemin. Lever à 4h 30 du matin, départ 5h. La nuit est magnifique, c’est un jour de pleine lune, et les glaciers étincellent. Très vite l’Est s’éclaircit, et les sommets s’allument les uns après les autres en commençant par les plus hauts.  C’est un bon sentier qui mène au sommet.

yaks

Nous traversons des alpages où somnolent des troupeaux de yaks, contournons une volée de pigeons qui au sol attendent le lever du jour pour décoller. Avec Dawa et Dorchi qui m’accompagnent, nous nous étions donnés 3 h pour gravir les 1200 m de 3800 à 5000 m. Le timing est respecté, il est 8 h quand nous atteignons le sommet couronné d’une petite forêt de mats de prières, et d’un entrelacs de drapeaux qui à cette heure matinale s’agitent à peine dans les petits airs de ce matin calme. Le décollage s’annonce bien. Comme nous sommes sur le fil de la frontière avec le Tibet « chinois »,  c’est vraiment une très bonne nouvelle, car si jamais les conditions ne permettaient pas de décoller, le retour serait : A pied … .. ….. !

montagneslangtang

Le paysage est magnifique, versant tibétain, on devine un immense plateau couvert d’herbage ras qui s’étend à l’infini dans des couleurs automnales. De grands glaciers dévalent des crêtes et se répandent entre des éperons rocheux. Des arêtes de glace sont suspendues en plein ciel et tombent en draperies de glace….

Mais le destin du parapentiste n’est pas dans la contemplation, il est dans la recherche d’un décollage ! Les drapeaux de prières qu’on pouvait voir hier soir à la jumelle s’agiter furieusement dans la brise ont transmis la mienne : avoir ce matin des conditions calmes pour un décollage serein. Je suis exaucé presqu’au-delà de ma demande. Sur l’arête plein sud qui descend du sommet, la faible brise hésite entre les orientations SE et SW. Je me laisse un peu de temps pour voir laquelle l’emportera. Finalement j’opte pour le versant SW, où je trouve un bel espace de décollage à 30 m sous le sommet.

 vol

Je décollerai vers 9 h pour un vol tranquille en direction du village de Langtang. Conditions très calme, je ne rencontrerai la brise de vallée qu’en toute fin de vol, elle ne me gênera pas. Posé à 3400 m d’altitude dans les pâturages ou paissent paisiblement chevaux et yaks.

cheval2 

 Attention, à cette altitude ça va vite, très vite ! J’avais bien anticipé un bel espace libre de tout épineux, car là-haut la végétation peut être très agressive pour les voiles.

 

Un villageois m’accueille et j’irai prendre le thé chez lui, avant de rejoindre mes compagnons de route par une aimable ballade. Ceux-ci terminaient leur petit déjeuner et m’attendaient sereinement : ils avaient pu voir mon aile en vol alors que j’étais à près de dix km !

Ce sera ensuite la redescente dans la vallée, deux jours où nous retrouverons d’abord les forêts, puis les cultures en terrasse et les villages.

yakhotel

Nous assistons au spectacle du travail des champs : récolte à la faucille et battage en utilisant les brises de vallées, séchage des grains sur de grandes dalles, réparation et entretien des terrasses. Spectacle serein et champêtre dont le pittoresque ne peut pas faire oublier la rudesse des conditions de vie là-haut.

paysannes

Fin de l’épisode « La cerise sur le gâteau »

Prochain épisode (en projet) : « Le gâteau sous la cerise ».

Pierre-Do Bayart

Décembre 2010/janvier 2011.

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 00:25

 

chevalaconcagua

 

Aprés les "Montagnes d'ici", il faut que je vous présente les montagnes de là-bas.

(ce sera donc une trilogie en deux parties!!!)

Parmi les montagnes de là-bas, pour moi, il y a l'Aconcagua!  Forcément.

 Ce dessin d'un cheval bai qui de Plazza de Mulas (4400 m), attend sans doute pour descendre le courrier depuis le plus haut bureau postal du monde, est un beau raccourci des aventures que j'aurai eu la chance de vivre depuis l'époque du Cadre Noir et quand j'évoluais en "concours complet", avant de découvrir la montagne puis le parapente...

C'est la face ouest de l'Aconcagua qui nous domine: à gauche l'épaule de nido de Condores, emplacement du principal camp d'altitude ou un "Tichodrome" drômois s'aventurera et se brûlera un petit bout des ailes 

facesudaconcagua

 

 

Avant de monter là haut, passage obligé à "Plazza Francia", le camp des français, au pied de la trés célèbre face sud : 3000 m de paroi, conquise dans les années 50 par de trés rude conditions.

 Aprés notre passage, celle-ci sera descendue en "speed flying" par François Bon, qui vu l'engagement extrème de ce vol fit un "touch", mais un seul, au milieu de la paroi, avant de se poser dans des conditions accrobatiques sans avoir pu rejoindre la zone d'atterissage initialement prévue.

 

confluenza

 Concluenza, 3600 m, premières nuits d'acclimatation avant de monter à Plazza de mulas. Ambiance minérale, mais une débauches de couleurs que j'aurai beauccoup de mal à rendre!!! 

  nidocondor2

 Nido de Condores, 5400 m.

tente nido

 Pendant la journée de repos qui précéde  celle de l'attaque,on y croise des équipes qui descendent lourdements chargées. Porteurs ou summiters sur le retour? Plus haut, il y a encore le camp "Canada" à 5900 m. Ce serait à refaire, je m'y arrêterai plutôt que de le "sauter" comme nous l'avons fait... Enfin si la météo le permet.

 

 

  independancia2

 

Independancia. 6400 m, la plus haute cabane du monde paraît-il. Ou ce qu'il en reste aprés quelques coups de vents! Six heure du matin, dans quelques minutes le soleil va se lever. Je prendrai la décision de continuer...

Le sommet sera atteint, un peu "à l'arrache" je dois dire...

vue de nido de condores

Au retour, nouvelle nuit à nido, dans la tempête...

 

 

Puisque nous sommes dans la Cordillière des Andes, Il faut aussi que je vous présente quelques montagnes d'Ushuaïa....

 

ushuaia

 

Quand la montagne se mélange avec la mer, j'aime bien! Le vieux remorqueur "San Christofer" échoué dans le port d'Ushuaïa sur fonds de montagnes de la Terre de feu.

 

En Equateur quelques milliers de km plus au nord, dans un environnement moins rude, il y a de superbes Volcans, nous gravirons les "Corazon" (du sommet duquel nous pourronds décoller).

cotopaxiNous aurons moins de chance avec le cône quasi parfait du Cotopaxi (5890 m): il parait que cotopaxi, cela veut dire "le cou de la lune".

 Trop de vent pour envisager de décoller...

 

 Le Cayambe 5800m, placé sur le fil exact de l'équateur dont la ligne exacte passe à quelques centaines de mêtre du sommet à plus de 4000 m, offre toutes les configurations des reliefs glaciaires:  dômes, rimayes et cascades de glaces, séracs et torrents sous glaciares.... C'est le point de la terre le plus proche du soleil.

  cayambe

Nous pourrons décoller du sommet du Guagua Pinchita le (dangeureux) volcan qui menace la ville de Quito.

 

Mais aprés ces superbes montagnes de la grande Cordillière des Andes, il me manque de voir "les plus grandes", celles de l'Himalaya. Cet automne 2010 avec Anne et un couple d'amis, je les verrai enfin.

 

  langtang 

 

Nous trekkerons dans les Montagnes du Langtang, J' y dégusterai une délicieuse cerise....

 

macchapuchare

Une vision un peu "rétro" du Macchapuchare depuis l'aérodrome de Pokara

 

yakfranchissantcol

Nous y verrons vivre des sociétés traditionnelles....

 

a suivre, il me reste à vous monter d'autres montagnes de là bas que j'ai eu l'occasion de voir:

-les Alpes Lyngen au nord de la Norvège

-les Montagnes de Turquie

- et celles d'Iran

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 16:53

drus

 

Les Drus. S'il y avait un concours de beauté pour les montagnes, dans la catégorie "Rocher", l'aiguille des Drus à Chamonix pourrait prétendre à un classement flatteur.

 barreecrins

Et dans la catégorie "Glace", pour moi ce serait la Barre des Ecrins!

 ecrinsrochefaurio

Montée de l'arête de Roche Faurio par un groupe de skieur, sur fond d'Ecrins: la Barre et le Dôme..

 

labatie

      La Batie des Vigneaux, d'un seul regard, perspectives d'escalade à la Tête d'Aval, de haute montagne au Pelvoux, de ski de rando à La Blanche... Et Comment ne pas fantasmer sur un décollage du sommet du Pelvoux avec atterrisage au bout du jardin?

montblancpelvoux

Ce fantasme sera réalisé en septembre 2010 à l'issue d'un rude bagarre, au cours de laquelle s'inscrivit une longue pause au sommet du Pelvoux, en attendant que le vent du Nord veuille bien fléchir suffisemment pour permettre le décollage. Durant cette pause, nous avons pu longuement contempler le Mont Blanc qui au loin scintillait de tous ses feux    

3montsblancs

      Les trois Mont Blancs au clair de lune, l'itinéraire par lequel on gagne le sommet "4807", autre fantasme lui aussi déjà réalisé, mais qui me travaille encore!

aigbionnassay

Entre deux vols randos de la semaine "flying light 4807" de Saint Gervais, une pause pour saisir l'aiguille de Bionnassay et le Dome du Goûter    

aiguillescham

Depuis le "Petit Chalet" de Trélechamp, les aiguilles de Chamonix sur fonds de Monts Blancs...    

aiguilleverte

      Et du même endroit, la Verte et le haut de la face Nord des Drus et sa célèbre niche où j' ai passé une nuit mémorable en 1966, deux jours avant que les Drus ne deviennent le centre de l'actualité avec comme acteurs principaux René Demaison, Gary Hemming et deux allemands "naufragés".

refugepilatte

      Retour en Oisans pour le refuge de la Pilatte, lors d'un camp organisé pour les jeunes du CAF de Valence il y a quelques années..

cervieres

Chalet dans la vallée de Cervières    

automneechaillon

      Et puis c'est l'automne dans le Vercors. Descente en direction du Royans

décomontblanc

      Décollage du sommet du Mont Blanc Septembre 2006 avec le "vol 4807" avec ma bonne Kenya

 

décotacul2010

et décollage du Mont Blanc du Tacul (en sud) en septembre 2010

 

pelvouxla batie

 

Le Pelvoux encore    

druet verte

Et la Verte et le Dru depuis au dessus du col des Montets

 

transition2leoncel

Et au dessus de chez moi, transition sur Léoncel sur fond de tête de la Dame et du Roc de Touleau, 42 points CFD pour un triangle plat ce jour de mars 2011 

 

Peut-être une prochaine publication sur "Les Montagnes de là bas"

Pierre-Do Bayart

octobre 2010

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